Les écoutes téléphoniques
On n’apprend rien à personne en disant que les
écoutes téléphoniques, ça existe. Quoi que, on va le constater, c’est un sujet tabou pour
les oreilles de certains. Pourquoi ?
Les écoutes téléphoniques se sont bien modernisées. À l’exception de quelques
rares cas, les
écoutes de papa sont révolues. Aujourd’hui, c’est l’ordinateur
qui se tape le boulot tout seul.
Il n’est pas fainéant,
l’ordinateur.
Il dispose aussi de très gros moyens. Des moyens comparables et
supérieurs à la capacité d’Internet. En théorie, rien n’interdit à
l’ordinateur d’écouter la totalité des conversations
téléphoniques.
De plus,
l’informatique permet à l’ordinateur d’identifier
les mots et de reconnaître une voix humaine parmi des
millions. On commence
à deviner l’intérêt.
L’ordinateur trie, note les écoutes, il informe sur le champ le bon
intéressé dès qu’il a intercepté la conversation
recherchée.
Bref ! Le petit
malin qui se croit bien inspiré en téléphonant d’une cabine
publique pour échapper aux écoutes, peut faire l’erreur de sa
vie. Va sans
dire, qu’en
principe toutes les cabines publiques sont prioritairement
écoutées.
Ce qui surprend toujours, c’est de constater que le
petit malin en question, petit malin qui, sur un sujet précis, admet volontiers qu’il
peut être sur écoute téléphonique, n’admettra jamais que la
personne à qui il téléphone l’est, peut être, aussi.
À l’époque, le
sieur Courson de « l’affaire
Bousquet », se
croyait obligé d’annoncer au téléphone tous ses projets
hautement confidentiels pour lesquels il me fixait un rendez-vous
quelques heures plus tard.
Il faut se méfier de ce genre de manipulateur. Il n'est pas clair.
D’ailleurs dans cette affaire, Courson n’était pas un cas
unique.
Qui peut accéder aux écoutes téléphoniques ?
Beaucoup de monde ! En principe, on imagine que la chose est
précisément réglementée par des textes de loi.
Oui ! Mais
voilà ! Les
services qui accèdent légalement aux écoutes téléphoniques sont
nombreux et représentent un nombre considérable de
fonctionnaires.
Et, les
fonctionnaires, on
sait ce qu’ils sont. On en côtoie suffisamment
journellement.
Les fonctionnaires sont avant tout au service d’un pouvoir
qui gagne à pourrir la vie du plus grand nombre. Naturellement, le pouvoir en
question, pouvoir qui
contrôle le Grand capital, le capital de la Dette
publique, ne figure
pas dans la liste des services autorisés à écouter les téléphones
privés.
Personne n’accepterait de voir apparaître les curés dans les
textes de loi qui légifèrent les écoutes téléphoniques.
Précisément,
à propos des curés,
on en parle.
J’ai gardé cette manie de participer à des réunions de bigots
et de bigotes. Ce
jour là, le thème de
la réunion est du genre : « Le progrès est t-il un
bienfait social ? »
En général, je ne
suis pas bavard. Dans
ces circonstances, je
manque vraiment d’idées. Ces réunions sont affaires
d’initiés. Ce
n’est pas mon cas.
Il est vrai aussi que l’on évolue à des niveaux différents et
qu’il ne peut y avoir de communication possible.
Heureusement
(Grâce à dieu), un intervenant me facilite la
tâche. Il aborde l’évolution des moyens
informatiques.
À mon tour de parole,
je reprends le sujet et je développe. Je fais connaître son intérêt
déterminant sur les écoutes téléphoniques. Je ne cherche pas à faire une
révolution. Je me
limite à du :
« Lu dans le journal de monsieur tout le
monde ».
Paranoïaque !
L’intervenante suivante me taxe immédiatement de
paranoïaque. Au delà
du coté désobligeant de l’insulte, il y a de quoi être intrigué par
cette réaction mécanique.
Ce qualificatif de paranoïaque est courant dans le monde des curés
pour désigner un non-croyant. Nos pauvres malheureux curés
sont harcelés par une foule de paranoïaques. À cela, il existe peut-être une
raison.
Chez les curés, toute
explication passe par des machins imaginaires (la
manipulation).
On n’aime pas les explications simples qui reposent sur des
conneries techniques accessibles à tout le monde. Voila peut être là une première
explication. On va en
découvrir une autre.
À plusieurs reprises, je m’entends taxer de
paranoïaque.
(Je vais finir par me plaindre.)
Notamment ce jour où le thème de la soirée porte sur le célèbre
événement du 11 septembre 2001.
Je me limite à donner une petite information de base. Mais voilà, dans ce petit monde de bigots et
de bigotes, cette
information évidente pour le plus grand nombre n’est pas
appréciée par certains. Cette information ne va pas dans
le sens du dogme officiel.
Il faut savoir que les curés sont très jaloux de
l’information officielle. On ne rigole pas avec leur
jouet.
C’est plusieurs années plus tard, qu’à la suite d’un
événement fortuit mais non dû au hasard, je vais découvrir que dans ces
anodines réunions on y côtoie pas moins de trois personnes qui
accèdent aux écoutes téléphoniques. Ceci explique peut être
cela.
Ce n’est pas un cas
d’espèce. J’ai déjà croisé cette
situation par ailleurs.
Il est fortement déconseillé de donner son numéro de téléphone à
des organisations politico-associatives que l’on ne fait que
traverser. Pour les
organisations dans lesquelles on s’engage, c’est aux risques et
périls de l’intéressé.
Quand des individus ont pour prérogative de pourrir la vie du plus
grand nombre, quand
ces mêmes individus accèdent aux écoutes téléphoniques
privées, ce
n’est pas pour faire des cadeaux. Il y a danger. Ce n’était ni par
hasard, ni en toute
innocence, que je me
suis entendu taxé de paranoïaque.
Sur ce sujet,
on terminera avec le témoignage de la Juge d’instruction de
la grande affaire Elf. (Une
paranoïaque, elle
aussi)
Naturellement,
l’information est connue de tous les initiés. Oui mais
voilà ! Les
initiés ne sont pas Monsieur tout le monde. Et en principe, dans ce monde de
l’ombre,
Monsieur tout le monde n’est pas initié.
Il existe des banalités interdites à divulguer.
Ces banalités ne sont pas crédibles aux oreilles du commun des
mortels. Il faudrait
que pour cela, le
commun des mortels accède à la connaissance. Mais voilà ! Merci le silence des
média !
(Et merci, l'ignorance des
enseignants.)
Ces banalités,
Eva Joly en a été l’objet. Elle n'est pas la
seule. Eva Joly en a
fait un témoignage partiel. Merci Eva Joly.
Dans
l’ombre, la main du Préfet (Page
104)
Eva Joly a découvert que dans son
bureau de juge d’instruction, le téléphone était utilisé tel
un micro. En toute
violation des lois et des principes, certains écoutaient les
auditions confidentielles.
Conclusion
Il faut savoir que,
pour un multicarte de la saloperie, un téléphone dans un domicile
privé, même
raccroché,
c’est un micro 24/24 heures.
Le mécanisme qui permet de transformer un téléphone en micro 24/24
est inclus dans l’appareil dès sa conception. Il ne reste plus qu’à
connaître et à faire le code d’accès.
Qui
peut accéder à ce service très particulier que le téléphone
autorise ?
Dès l’instant où l’on a connaissance du code
d’accès, avec
un minimum de moyen,
pratiquement n'importe qui peut entendre chez tout le
monde.
La discrète maison, dans tout
cela ?
La discrète maison ne se sent pas vraiment concernée. D’une part, en matière d’écoutes
téléphoniques, les
services préfèrent de beaucoup s’intéresser à
l’entourage des personnes. Il n’est pas nécessaire
d’en expliquer la raison.
D’autre part,
la maison possède bien un téléphone mais ce téléphone est équipé
d’un répondeur et le tout est installé dans un local
inhabité. Il faudra
donc trouver autre chose.

Daniel MILAN
ven 17 oct 2008 09:53